Jeudi 10 avril 2008
4
10
/04
/2008
16:12
Ce weekend, l'aventure, nous sommes allés en train à Datong. 6 h de train aller, 6 h de train retour, 1 jour et demi sur place. A l'aller, train "assis-dur". Mael commente : "C'était bien mais
cracra." Nous étions bien sûr l'attraction du wagon avec nos 2 blondinets. Le chinois derrière Ewen et moi a respiré dans nos cheveux pendant toute la première heure. Celui derrière Raphael a
entamé la conversation dans un anglais approximatif en lui parlant à 5 cm, avant de se résigner à ouvrir son livre "Manuel du training pour devenir un manager". Malgré 2 ou 3 passages de lingettes
sur la tablette devant nous et le bord de la vitre, l'ensemble restait bien crado et on a passé une partie de notre temps à dire "Non, ne touche pas ça, c'est sale !". Ambiance enfumée et bon
enfant. La poubelle c'est par terre, il y a même une dame qui vient passer le balai en fin de parcours... Mael demande :"Mais pourquoi ils sont cracra, les chinois ?"
Arrivée à Datong et à l'hôtel, 4 étoiles, qui ne les vaut pas vraiment, mais bon, c'est très propre et la chambre est bien alors on ne va pas non plus demander la lune... Petit tour dans Datong,
petite ville très sympa à taille humaine par rapport à Pékin (seulement 2 millions d'habitants..).
Petit dîner dans un resto sympa. L'avantage de la Chine, c'est que quand Ewen met autant de nourriture par terre que dans sa bouche, ça ne choque personne...
D'où l'expression de Mael : "Arrête de faire ton gros cracra chinois !".
Lelendemain matin, après que Ewen s'entaille le doigt profondément avec la porte du placard de la chambre, ça commence bien, heureusement qu'on est équipé niveau trousse à pharmacie, départ en car
pour aller visiter les 2 principales attractions du coin. 2 heures de bus (tout propre celui là, quel bonheur !) pour arriver au monastère suspendu. La légende dit que le monastère (vieux d'un bon
millénaire) aurait vocation d'aider à empêcher par la prière les inondations dans la vallée et donc qui dit inondations, dit je surélève mon temple pour ne pas me mouiller les pieds. Aujourd'hui il
y a un barrage, mais le temple (qui est bien protégé la falaise) est toujours là. Les petits pilotis sont là pour la déco. Ce qui soutient le temple, ce sont les poutres horizontales insérées dans
la falaise. Et c'est drôlement solide vu la quantité de touristes, essentiellemnt chinois, qui arrivent à se tasser dedans en même temps. Personnellement, j'ai prétexté les grognements de Ewen pour
redescendre avant de démarrer une crise de panique... J'ai déjà du mal avec la Tour Eiffel, alors le temple suspendu sur pilotis.....
Mais si on fait abstraction de l'aspect ruche offert par le temple à cette heure de visites intenses, c'était magnifique :
Puis déjeuner local sans plus, et une petite glace assez beurk pour la route. De nouveau 2h de bus pour arriver près de Datong aux grottes de Yungang, très anciennes elles aussi. Grottes creusées
par 40000 ouvriers pendant des dizaines d'années, sur inspiration bouddhiste indienne, par un empereur qui voulait faire pardonner les exactions commises dans la région par ses 2 prédecesseurs. Une
vingtaine de très grandes grottes renfermant des bouddhas de plus de 15 mètres de haut, et une infinité de grottes plus petites (1000 grottes en tout, et 51000 sculptures..). Sur cette photo, le
monsieur en bas donne une idée de l'échelle...
Puis retour au bercail, petit resto pas top et gros dodo. Les petits loups ont plutôt assuré pour une longue ballade comme ça !
Ce matin, Ewen choisit de renverser son verre de chocolat au lait sur la table du petit dèj en protestation probablement contre la qualité médiocre des tartines.
Petite ballade dans Datong qui recèle de jolis temples anciens, simples et pas trop restaurés, pas comme les temples pékinois tellement clinquants qu'on se crorait chez Disney.... Tout est couvert
d'une couche de poussière noire. Car Datong est la ville dont proviendrait 1/3 du charbon chinois...
Après des difficultés à trouver un pique nique, dans cette ville où les centres commerciaux poussent comme des champignons, mais avec rien de comestible dedans, nous reprenons le train en sens
inverse, en "couché-dur" cette fois. C'est plus propre, indéniablement, même si il semble que les couettes et oreillers reservent plusieurs fois. Après un long long voyage, retour au bercail, tout
le monde sous la douche et tous les vêtements à laver (pas de poux à signaler pour l'instant...). Ca ira pour l'expérience culturelle, la prochaine fois on prendra l'avion...
Au final, un bon weekend, des enfants sympas, des endroits époustouflants et une chouette petite ville !